En bref
- Les faux messages au nom de la Caisse d'allocations familiales visent des personnes dont les prestations constituent souvent une part importante des ressources, ce qui rend la menace d'une suspension particulièrement efficace. Ces messages n'émanent pas de la CAF, ils usurpent son identité. Deux repères suffisent le plus souvent : la CAF ne demande jamais de carte bancaire, et toute modification de RIB se fait dans votre espace personnel sur caf.fr, jamais depuis un lien reçu par email.
- Ces messages n'émanent pas la Caisse d'allocations familiales (CAF). Ils usurpent son identité : l'organisation citée est elle aussi victime de cette usurpation.
- Un doute sur votre propre message ? Transférez-le pour une analyse gratuite : le domaine réel de l'expéditeur, la destination des liens et l'authentification du serveur sont vérifiés en quelques secondes.
Ce que la Caisse d'allocations familiales (CAF) ne fait jamais
Ces règles ne souffrent pas d'exception. Une seule d'entre elles suffit à trancher, sans avoir besoin d'examiner le reste du message.
Les prétextes les plus courants
Si l'objet de votre message ressemble à l'un de ceux-ci, ce n'est pas une coïncidence : ces campagnes sont envoyées en masse, avec un petit nombre de scénarios éprouvés.
- Un trop-perçu de 428 € a été constaté, régularisez votre situation
- Votre RIB n'est plus valide, mettez-le à jour pour continuer à percevoir vos droits
- Votre dossier allocataire est incomplet
- Votre prime d'activité n'a pas pu être versée
- Nouvelle aide exceptionnelle : vérifiez votre éligibilité
Les indices qui trahissent un faux
Du plus simple au plus technique. Les derniers ne se lisent pas à l'oeil nu : c'est exactement ce que notre analyse automatique vérifie pour vous.
Le domaine officiel est caf.fr
Un message authentique vient d'une adresse se terminant par « @caf.fr ». Les imitations placent souvent « caf » en sous-domaine ou dans un nom composé, où il ne prouve plus rien : seuls comptent les deux derniers niveaux avant l'extension.
La demande de RIB par formulaire
Changer un RIB est une opération sensible, qui se fait exclusivement depuis votre espace connecté sur caf.fr ou l'application officielle. Un formulaire atteint par un lien d'email sert à détourner vos futurs versements.
La menace sur les droits
La suspension immédiate de prestations est le levier de pression préféré de ces messages. Une vraie procédure de régularisation s'accompagne d'un courrier et de délais de recours.
L'authentification du serveur d'envoi
Comme les autres organismes publics, la CAF protège son domaine par SPF et DMARC. Un échec à ces contrôles sur un message qui s'en réclame est un signal fort, relevé par l'analyse automatique.
Ce que dit la loi
Que faire, et ce qu'il ne faut surtout pas faire
À faire
- Connectez-vous vous-même sur caf.fr ou par l'application « caf - Mon Compte » : une régularisation réelle apparaît dans vos paiements et vos courriers.
- Contactez votre CAF par la messagerie de votre espace personnel, qui est un canal sûr.
- Signalez le message sur Signal Spam, puis sur Pharos s'il vous a soutiré des informations.
- Supprimez le message une fois le signalement fait, et videz la corbeille.
À éviter
- Payer un trop-perçu depuis un lien, même si le montant semble plausible.
- Communiquer votre numéro d'allocataire et votre date de naissance sur un formulaire externe.
- Répondre au message, même pour dire que vous n'êtes pas dupe : cela confirme que votre adresse est active et vous en attirera d'autres.
- Transférer le message à vos proches sans retirer les liens, au risque qu'un clic parte chez eux.
Vous avez déjà cliqué ou saisi vos informations
Agissez dans cet ordre. Les premières heures comptent, mais rien n'est perdu : la plupart des situations se rattrapent.
- Appelez immédiatement votre banque, au numéro figurant au dos de votre carte et non à celui indiqué dans le message, et faites opposition.
- Changez le mot de passe du compte concerné, puis celui de votre messagerie si vous le réutilisiez ailleurs.
- Déposez plainte : c'est indispensable pour contester un débit auprès de votre banque au titre de l'article L.133-18 du code monétaire et financier.
- Surveillez vos relevés pendant plusieurs semaines, les prélèvements frauduleux commencent souvent par de petits montants de test.
Vérifier votre message en particulier
Ce dossier décrit le scénario général. Pour savoir ce qu'il en est de votremessage, transférez-le à notre adresse d'analyse : le domaine réel de l'expéditeur, la destination des liens et l'authentification du serveur d'envoi (SPF, DKIM et DMARC) sont examinés automatiquement, et le verdict arrive en quelques secondes.
Questions fréquentes
Vous avez reçu un message de ce type ?
Transférez-le à notre adresse d'analyse : domaine réel de l'expéditeur, destination des liens et contrôles SPF, DKIM et DMARC. Verdict en quelques secondes.
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