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Arnaque fréquente · Niveau rouge

Faux mail Microsoft : le mot de passe de messagerie, la clé qui ouvre tout le reste.

Un message annonce une boîte saturée, un mot de passe expiré ou une connexion suspecte. Microsoft est ici victime d'une usurpation, au même titre que vous.

Jeremy Pierre
Jeremy Pierre
Auteur
Publié le 18 septembre 2026
Mis à jour le 18 septembre 2026
7 min de lecture
En 30 secondes

En bref

  • Les faux messages au nom de Microsoft visent un objectif particulièrement dommageable : le mot de passe de votre messagerie. Celle-ci commande la réinitialisation de tous vos autres comptes, ce qui en fait la clé qui ouvre le reste. Ces messages n'émanent pas de Microsoft, ils usurpent son identité. Une seconde famille affiche une fausse alerte de sécurité avec un numéro de support à appeler, où un interlocuteur vous fera installer un logiciel de prise en main à distance.
  • Ces messages n'émanent pas Microsoft (Outlook, Office 365). Ils usurpent son identité : l'organisation citée est elle aussi victime de cette usurpation.
  • Un doute sur votre propre message ? Transférez-le pour une analyse gratuite : le domaine réel de l'expéditeur, la destination des liens et l'authentification du serveur sont vérifiés en quelques secondes.
01

Ce que Microsoft (Outlook, Office 365) ne fait jamais

Ces règles ne souffrent pas d'exception. Une seule d'entre elles suffit à trancher, sans avoir besoin d'examiner le reste du message.

Jamais
Microsoft ne vous demande jamais votre mot de passe par email, ni de le saisir sur une page atteinte depuis un lien.
Jamais
Microsoft ne diffuse pas de numéro de support dans une alerte de sécurité par email, et ne demande jamais d'installer un outil d'assistance à distance.
Jamais
Une boîte de réception ne se ferme pas faute de clic dans les 24 heures.
Domaines officiels
microsoft.com, outlook.com. Lisez l'adresse de l'expéditeur de droite à gauche : seuls comptent les deux derniers niveaux avant l'extension. Tout ce qui précède est un sous-domaine, que n'importe qui peut créer et nommer comme il veut.
02

Les prétextes les plus courants

Si l'objet de votre message ressemble à l'un de ceux-ci, ce n'est pas une coïncidence : ces campagnes sont envoyées en masse, avec un petit nombre de scénarios éprouvés.

  • Votre boîte de réception est pleine, libérez de l'espace
  • Votre mot de passe expire aujourd'hui, prolongez-le
  • Connexion inhabituelle détectée depuis un autre pays
  • Votre licence Office 365 va être désactivée
Niveau de risque
Élevé
Viser le mot de passe de votre messagerie, c'est viser la réinitialisation de tous vos autres comptes.
Préjudice type
900 €
Ordre de grandeur constaté pour ce scénario
Délai pour agir
13 m
Contestation d'un paiement par carte auprès de la banque
03

Les indices qui trahissent un faux

Du plus simple au plus technique. Les derniers ne se lisent pas à l'oeil nu : c'est exactement ce que notre analyse automatique vérifie pour vous.

Les domaines officiels sont microsoft.com et outlook.com

Les variantes qui ajoutent un mot, comme « microsoft-securite » ou « outlook-verification », sur un domaine tiers, sont des imitations.

La page de connexion imitée

Ces pages sont copiées au pixel près. Le seul élément fiable est l'adresse affichée dans la barre du navigateur, qu'il faut lire en entier. Une page de connexion atteinte depuis un lien d'email n'a de toute façon pas à recevoir votre mot de passe.

Le numéro de support à appeler

C'est la marque du faux support technique. L'appel débouche sur l'installation d'un outil de prise en main à distance, puis sur des « frais de réparation » à régler, souvent par carte cadeau.

L'authentification du serveur d'envoi

Un message se réclamant de Microsoft depuis un serveur non autorisé échoue aux contrôles SPF, DKIM et DMARC. C'est l'un des points que vérifie l'analyse automatique.

04

Ce que dit la loi

Article 313-1 du code pénalEscroquerieCode conso
Le fait d'employer des manoeuvres frauduleuses, notamment l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, pour déterminer une personne à remettre des fonds constitue une escroquerie. Se faire passer pour un organisme public ou une entreprise connue entre exactement dans cette définition.
5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende
Article 226-4-1 du code pénalUsurpation d'identitéCode conso
Usurper l'identité d'un tiers, y compris celle d'une personne morale, en vue de troubler sa tranquillité ou de porter atteinte à son honneur est puni pénalement. C'est ce qui vaut à l'organisation citée d'être elle aussi victime.
1 an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende
Article L.133-18 du code monétaire et financierRemboursement d'une opération non autoriséeCode conso
Si une opération de paiement que vous n'avez pas autorisée est débitée, votre banque doit vous rembourser immédiatement, au plus tard le premier jour ouvrable suivant votre signalement. La négligence grave qu'elle peut vous opposer doit être prouvée par elle, elle ne se présume pas. Vous disposez de treize mois pour contester.
Remboursement immédiat par la banque
05

Que faire, et ce qu'il ne faut surtout pas faire

À faire

  • Ouvrez votre messagerie par vos moyens habituels : une alerte réelle apparaît dans les notifications de sécurité du compte.
  • Activez la double authentification sur votre compte de messagerie : c'est la protection la plus rentable qui existe.
  • Signalez le message sur Signal Spam, puis sur Pharos s'il vous a soutiré des informations.
  • Supprimez le message une fois le signalement fait, et videz la corbeille.

À éviter

  • Saisir son mot de passe sur une page atteinte depuis un lien d'email, quelle que soit sa ressemblance avec la vraie.
  • Appeler le numéro de support figurant dans le message ou dans une fenêtre d'alerte du navigateur.
  • Répondre au message, même pour dire que vous n'êtes pas dupe : cela confirme que votre adresse est active et vous en attirera d'autres.
  • Transférer le message à vos proches sans retirer les liens, au risque qu'un clic parte chez eux.
06

Vous avez déjà cliqué ou saisi vos informations

Agissez dans cet ordre. Les premières heures comptent, mais rien n'est perdu : la plupart des situations se rattrapent.

  1. Changez immédiatement le mot de passe de votre messagerie, depuis un autre appareil si possible.
  2. Vérifiez les règles de transfert automatique de votre boîte : un attaquant en crée souvent une pour continuer à lire vos messages après votre changement de mot de passe.
  3. Vérifiez les appareils connectés et déconnectez ceux que vous ne reconnaissez pas.
  4. Changez sans attendre le mot de passe du compte concerné, depuis l'application officielle ou en tapant vous-même l'adresse du site.
  5. Activez la double authentification si le service la propose.
  6. Changez le même mot de passe partout où vous l'aviez réutilisé : c'est par là que la fraude se propage.
  7. Vérifiez les coordonnées bancaires enregistrées sur le compte, qu'un fraudeur aurait pu modifier.
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Vérifier votre message en particulier

Ce dossier décrit le scénario général. Pour savoir ce qu'il en est de votremessage, transférez-le à notre adresse d'analyse : le domaine réel de l'expéditeur, la destination des liens et l'authentification du serveur d'envoi (SPF, DKIM et DMARC) sont examinés automatiquement, et le verdict arrive en quelques secondes.

Analyse gratuite
Analyser un email suspect. Sans compte et sans inscription. Le contenu du message est analysé puis immédiatement supprimé, il n'est jamais écrit sur disque. Seuls le verdict et les signaux détectés restent sept jours.
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Questions fréquentes

Vous avez reçu un message de ce type ?

Transférez-le à notre adresse d'analyse : domaine réel de l'expéditeur, destination des liens et contrôles SPF, DKIM et DMARC. Verdict en quelques secondes.

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Cette page fournit des informations juridiques générales fondées sur les textes en vigueur (Code de la consommation, Code civil). Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour les cas complexes ou les montants importants, rapprochez-vous d'une association de consommateurs (UFC Que Choisir) ou d'un avocat.