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Placement · Défiscalisation

Défiscalisation outre-mer : les risques pour l'investisseur.

Une réduction d'impôt supérieure à la somme investie, en devenant associé d'une société qui achète du matériel loué outre-mer : c'est le Girardin industriel. Le dispositif est légal, mais ses risques reposent sur vous. Voici comment il fonctionne, ce qui peut mal tourner et comment vérifier le montage avant de signer.

Jérémy Pierre
Jérémy Pierre
Auteur
Publié le 5 octobre 2026
Mis à jour le 5 octobre 2026
6 min de lecture
En 30 secondes

L'essentiel

  • Le principe : vous devenez associé d'une société créée pour une seule opération, qui achète un équipement loué à une entreprise d'outre-mer. En échange, une réduction d'impôt l'année suivante.
  • Le risque : si le matériel n'est pas exploité cinq ans, l'avantage fiscal peut être repris ; dans une société en nom collectif, vous répondez des dettes sur vos biens personnels.
  • Le réflexe : vérifier le monteur (registre de l'article 242 septies), la société et ses dirigeants, et lire qui porte la garantie de bonne fin.
Durée d'exploitation
5 ans
minimum pour conserver l'avantage fiscal
Plafond des niches
18 000 €
par foyer et par an avec l'outre-mer
Responsabilité en SNC
Illimitée
sur les biens personnels de chaque associé
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Comment fonctionne le Girardin industriel

Un monteur crée une société, le plus souvent une société en nom collectif (SNC), pour chaque opération. Elle achète un équipement productif (engin, véhicule, panneaux solaires, matériel de restauration...) et le loue pendant au moins cinq ans à une entreprise établie outre-mer. Des particuliers apportent les fonds en devenant associés de la SNC ; ils obtiennent une réduction d'impôt supérieure à leur apport, au titre de l'article 199 undecies B du Code général des impôts. L'apport, lui, n'est pas récupéré.

Ce montage explique pourquoi les registres comptent des séries entières de sociétés au même nom numéroté, domiciliées à la même adresse : une par opération. Notre outil les repère et les signale sur la fiche, avec l'objet social de défiscalisation.

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Ce qui peut mal tourner

  • L'exploitation s'arrête avant cinq ans (faillite du locataire, matériel jamais livré ou jamais installé) : l'administration peut reprendre la réduction d'impôt, avec intérêts de retard.
  • Le montage est irrégulier : matériel surévalué, investissement fictif, dossier non conforme. Là encore, l'avantage fiscal tombe, et c'est l'associé qui rembourse.
  • La société a des dettes : dans une SNC, les associés en répondent sur leurs biens personnels, sans limite et solidairement.
  • Le monteur disparaît : la garantie promise ne vaut que ce que vaut celui qui la porte. Une liquidation du monteur laisse les associés seuls face à l'administration.
Un signe qui doit alerter
Sur la fiche d'une société du montage, une interdiction de gérer ou une faillite personnelle publiée contre l'un de ses dirigeants, ou des liquidations à répétition dans leur réseau. Notre outil affiche ces faits, même quand ils ont été publiés au nom d'une autre société.
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Vérifier avant de signer

  1. Le monteur doit être inscrit sur le registre tenu par le représentant de l'État (article 242 septies du CGI) et vous donner son numéro d'identification. Demandez-le, et vérifiez-le.
  2. La société où vous entrez : statut, dirigeants, sanctions, procédures collectives dans leur réseau. Entrez son nom ou son SIREN dans notre outil de vérification.
  3. L'exploitant : qui loue le matériel, depuis quand il existe, s'il dépose ses comptes.
  4. La garantie : qui la porte, ce qu'elle couvre (reprise fiscale, intérêts, dettes de la SNC), et ce qui se passe si ce garant fait faillite.
  5. La forme de la société : une SNC engage votre responsabilité illimitée ; demandez si une structure à responsabilité limitée est prévue entre vous et la SNC.
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Si le montage a mal tourné

  • Rassemblez les documents de souscription, la garantie et les échanges avec le monteur, et faites-vous accompagner par un avocat fiscaliste dès la réception d'une proposition de rectification.
  • Si le monteur ou la société est en liquidation (visible sur sa fiche), déclarez votre créance au mandataire judiciaire dans les deux mois de la publication au BODACC. Notre guide entreprise en liquidation détaille la démarche.
  • Une présentation trompeuse du produit (« sans risque », « garanti par l'État ») peut être signalée à l'Autorité des marchés financiers et à la DGCCRF.
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Questions fréquentes

On vous propose une défiscalisation outre-mer ?

Entrez le nom ou le SIREN du monteur et de la société où vous entreriez comme associé : dirigeants, sanctions publiées, liquidations dans leur réseau, sociétés de la même série.

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Cette page fournit des informations juridiques générales fondées sur les textes en vigueur (Code de la consommation, Code civil). Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour les cas complexes ou les montants importants, rapprochez-vous d'une association de consommateurs (UFC Que Choisir) ou d'un avocat.